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EN : "Vous avez passé un petit peu de temps en Afrique du nord?"
VM : "Pour le tournage du film, on est aller au Maroc effectivement.
C'était la première fois que j'allais au Maroc. Mon père est natif du Maroc
de Casablanca, pieds-noir espagnol et ça m'a fait quelque chose
d'éléctrique quand j'y suis retourné, parce que, ça y est je suis arrivé
dans le pays où était né mon père, où avait grandit mon père. Et chaque
fois que je marchais dans une rue ou que j'allais dans un endroit, je me
disais : "ça y est il était là, il y a 40 ans, il marchais là et il voyait
la même chose que moi" et ça m'a fait énormément plaisir. Puis, c'est vrai
que j'ai retrouvé plein d'affinité avec les gens de là-bas, avec les
Marocains et tout qui sont des gens extraordinaires. Et surtout j'ai retrouvé plein de chose dans lesquels j'ai été élevé même si on est pas d'origine ni musulmane ni marocaine ni espagnole.
Mon père ayant grandit là-bas dans un quartier assez populaire où toutes les ethnies étaient mélangées; Donc chez nous on fait la paella, mais on fait aussi le couscous, c'est lié quoi il y a pas de distinction. Donc, c'est vrai que j'étais un peu chez moi quelque part."
EN : "C'était agréable et intéressant?"
VM :"Très agréable, et puis surtout l'accueil qu'on vous réserve quand on
arrive là-bas, c'est trop! Moi, je sais que j'ai passé une semaine et demie
à Merzouga chez des amis touaregs bergers, parce qu'on a des amis marocains
qui habite sur les bords du désert à Merzouga. Ca été extraordinaire, ils
nous ont fait passés une semaine et demie chez eux, ils nous ont invités,
couverts de cadeaux alors que c'est des gens qui n'ont pas d'argent, qui sont
vraiment pauvres, c'est la main sur le coeur, ça m'a beaucoup plus ému que
monter les marches du palais."
EN: "Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce métier?"
VM : "Vous savez, c'est un peu un concours de circonstances. Rien ne m'y a
vraiment poussé, ni obligé quoi. J'ai essayé, je me suis dit : "J'ai rien à
perdre, pourquoi ne pas faire ce casting". Je l'ai fait, ça a marché, une
fois que j'étais dedans je me suis dit mon gars : "Tu es dans le bateau, tu
as intérêt à ramer si tu veux pas couler, donc vas y rame!".
EN : "Vous faisiez quoi avant?"
VM : "Moi, je suis musicien de formation. Je suis musicien et j'ai un
groupe de funk. Je faisais des concerts et voilà et je vivotais
tranquillement en attendant que voilà."
>P>
EN : "Vous avez des disques qui ont été enregistrés?"
VM :"Des maquettes essentiellement, aucun disques des maquettes. Mais, on
s'est occupé d'une partie de la musique de source du film, c'est-à-dire que
pendant le film, il y a des musiques et c'est mon groupe et moi-même qui
l'avons fait. Donc, justement grâce au film, j'ai eu l'occasion de pouvoir
m'exprimer par rapport à la musique, par rapport à mon art premier en fin
de compte et ça m'a beaucoup plu aussi."
EN : "Est-ce que vous pouvez nous parler de la scène où Isabelle Huppert
revient au bar vous voir dans le film, quand elle a décidée de vous revoir?"
VM :"Il n'y a pas grand chose à expliquer, elle m'a rencontré la veille, il y
a eu un flash, elle envie de me revoir, elle revient et puis je suis plus
là voilà."
EN : "Une dernière question, vous joué au jeux vidéo dans le film des
courses automobiles, êtes-vous fan des automobiles?"
VM : "Oui, surtout les voitures de collections, les formule 1 pas trop en
fin de compte, j'aime pas trop regardé les courses, parce que c'est un peu
lourd. Mais, non j'adore le sport par contre. Je suis un grand fan de
rugby, football. J'ai horreur du tennis. Généralement, ça se limite boxe,
rugby et football. J'en ai fait en dilettante."
EN : "Vous vous étiez entraîné pour le film?"
VM : "Oui, j'ai eu trois mois d'entraînement avec Alain Fligards, de
Fligards Action qui s'occupait de moi et d'ailleurs je le remercie beaucoup,
merci Alain! Sinon j'en ai fait avec mon père, parce que mon père était
boxeur professionnel, il a été champion de France, d'Afrique du nord et
d'Europe, donc j'en ai fait un peu avec lui en dilettante, plus pour
m'amuser. Mon frère l'a fait d'une manière beaucoup plus sérieuse."
EN : "Merci"
VM :"De rien"
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