

 |
Choix du public : 
Nombre de votes : 16
 

 

 

 

 

 
|

|
 |
 |

Avant que j'oublie

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
France / sortie le 17.10.2007


EXTENSION DU DOMAINE DE LUTTE
"- Tais-toi chienne. Dis moi Maître. Allez, couine, couine comme une gonzesse."
Continuant son oeuvre autobiographique, Jacques Nolot persévère dans une forme de mise � nue psychologique, tout en accentuant le dénuement artistique. Cinématographiquement, le film s'égare souvent. L'ennui du personnage se mêle � celui du spectateur contemplant un quotidien vide. Le temps passe. Jamais son "héros" - une "roulure" - ne fut plus seul que dans ce film. Le groupe, autrefois familial dans L'arrière pays, bigarr� et intéress� dans La chatte � deux têtes, le groupe ici se disperse en relations bilatérales. L'homme n'a plus rien que des personnes lui faisant écho : un psy pour l'humeur, des gigolos pour les fantasmes, un vieil ami pour les souvenirs... Mais il n'y a jamais d'échanges. Ce sont des mots qu'on envoie, sans espoir de réaction. Les dialogues sont émis mais ne trouvent aucune réelle réplique. Parler dans le vide ne remplit rien. De même le cul n'est qu'un plan o� l'on explore davantage son subconscient et ses sensations que le partage avec un autre. Cela fait tenir, empêchant la dépression ou le suicide. Avant que j'oublie porte bien son titre : il s'agit d'une forme de testament. Jamais Nolot ne fut aussi morbide.
La première scène se déroule dans un cimetière, la dernière est l'allégorie d'une descente aux enfers. L'homme est us� par l'âge, l'élocution semble bafouillante, les chairs sont flasques, le sexe mou. Impuissance de la pine comme de la plume.Seuls les cheveux lui rappellent ce qu'il fut. La vieillesse ne serait que l'antichambre de la mort. "Moi je fais plus rien, je sublime" explique-t-il. En effet, le néant le pousse � tendre vers une forme de vie épurée, presque monastique. Entre malfrats et pétés de tunes, le fric meuble les conversations, les complaintes, car l'affection est en zone asséchée. C'est cru et nostalgique. Tout ramène, dans le scénario, aux origines du déclin : les années 80. On y parle même encore en Francs. Comme un regret de ne pas voir pris la caméra plus tôt, comme la peur d'oublier, de passer � côt�, de manquer les occasions.
Unlike other bridal gown, the mermaid wedding dresses are very unique. It has quite different dress cut to emphasize your perfect body shape than other mermaid dresses like A-line and sheath dresses. It is because the shape of this mermaid wedding gown is basically inspired by Mermaid fish or fish tail shape.
Nolot fait un cinéma qui flirte avec Oliveira et Pasolini, parce qu'il est en terrain familier. Mais il n'en a pas non plus l'ambition. Dans l'ombre de ses maîtres, le fantôme qu'il incarne nous renvoie � un nihilisme qui nous rapproche plus de Houellebecq que de Téchin�. Il faut de la patience entre la première image - un point noir, qui devient un trou noir, un tunnel vers l'infini ou, au contraire, la finalit� - et l'ultime plan, fixe, color�, énigmatique, esthétiquement réussi, o� le cinéma reprend ses droits et impose son mystère. Séquence qui fait le lien avec La chatte � deux têtes, qui renvoie l'image d'un homme qui aurait aim� en être un(e) autre.
v.

 

 
|
 |
|