39-98 | 99 | 00 | 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19



festival-cannes.com

 


Palme d'or
L'enfant (Belgique)

Grand Prix
Broken Flowers (USA)

Prix d'interprétation féminine
Hanna Laslo (Free Zone)

Prix d'interprétation masculine
Tommy lee Jones (The Three Burials of Melquiades Estrada)

Prix de la mise en scène
Michael Haneke (Caché)

Prix du scénario
Guillermo Arriaga (The Three Burials of Melquiades Estrada de Tommy Lee Jones (Mexique/Etats-Unis)

Prix du Jury
Shanghai Dreams de Wang Xiaoshuai (Chine)

----

Un enfant dans le dos
Bref commentaire : Il faut savoir que le jury ne s'est réuni qu'une fois contrairement aux habitudes. Et ça leur a pris la journée. C'est évident qu'il faut cesser de se prendre la tête avec un palmarès. Comme le disait Fanny Ardant lors de la cérémonie "Les prix n'ont aucune importance. On les oublie." Pas faux, hier avec Martin D., nous avons essayé un défi débile de se souvenir des palmarès exacts des années précédentes. Et finalement, on ne parlait que des films...
Bon trêve de futilités : voilà ce qu'il faut retenir.
Deuxième Palme pour les Dardenne. Nous persistons (et nous ne sommes pas les seuls), ce n'est pas mérité. C'est, à l'instar de Bille August, la confirmation d'un style, en moins bien. Notons que Jarmusch était la Palme d'or jusqu'à 17.00... Varda a du réussir à faire plier le jury. palme sans unanimité, et on se rassure, sans potentiel commercial, au-delà du cercle des fans...
Jarmusch aurait pu se faire le triplé inédit Caméra d'or/Palme d'or du court/Palme d'or du long. Une fois de plus, année après année, depuis au moins 1997, c'est le Grand Prix qui est souvent le plus intéressant (hormis les années 2001 et 2003). Le film le plus grand public de Jarmusch était assurément le chouchou de son ami Emir K. A savoir que la Palme du discours revient au cinéaste aux cheveux blancs : grande classe, digne, juste.
On regrettera l'absence des deux autres comédiennes du Gitai dans la célébration (et pas un mot pour elles). Mais Hanna Laslo a du tempérament : en Français ou en Anglais, elle vous happe dans ses filets. Prix justifié.
Haneke a peut-être gagné en subtilité, il a perdu en rage. Son prix de la mise en scène prouve là encore l'esprit radical qui a traversé ce jury. On peut penser qu'il a été difficile de faire des compromis tant le palmarès est incohérent artistiquement ou politiquement. Chacun a du y mettre son "critère", y compris Hayek avec le Mexique, représenté à travers un scénario correct (mais pas exceptionnel). Le Tommy Lee Jones est un film mal découpé; mais le jury a été vicieux : meilleur scénar et meilleur acteur, ou comment dire à Jones, superstar pas drôle, qu'il n'est pas un cinéaste...
A l'académisme de Shanghai Dreams, nous préférerons souligner la razzia de prix de Miranda July avec une comédie américaine qui a rendu tout le monde heureux, du jury de la Caméra d'or à celui de la Semaine de la Critique. Pour le reste, nous savions qu'un tel palmarès serait contesté : sélection ouverte, sans favoris; jury hétérogène. Etrangement nous avons plébiscité le cinéma américain, plus subversif, et le jury a préféré le cinéma européen, caricaturant une forme de cinéma aride, auteurisant à l'extrême, rigide formellement. Cannes sélectionne des films d'auteurs populaires rarement retenus au palmarès, des films commerciaux dont se régalent les TV; mais les jurys optent pour le côté le plus sombre, le plus radical des films. L'austérité comme valeur sûre. Une chose est certaine : Cronenberg, Egoyan, Jarmusch, Wenders et dans une moindre mesure, Hou Hsiao Hsien auront leur dernier mot en salles... Aux oubliés, nos pensées cinéphiles reconnaissantes.


----

Courts métrages
Palme d'or : Podorozhni, de Igor Strembitskyy (Ukraine)
Mention spéciale : Clara, de Van Sowerwine (Australie)

Caméra d'or ex-aequo
Sulanga enu Pinisa (La terre abandonnée), de Vimulkthi Jayasundara (Un Certain Regard)
Moi, toi et tous les autres de Miranda July (Etats-Unis)

Commission Supérieure Technique
Leslie Shatz pour le design sonore de Last Days
Robert Rodriguez pour le traitement visuel de Sin City

Un Certain regard
Prix Un Certain regard
La mort de M. Lazarescu de Cristi Puiu (Roumanie)
- Prix de l'Intimité:
Le filmeur d'Alain Cavalier (France)
- Prix de l'Espoir:
Delwende (Lève-toi et marche) de S. Pierre Yameogo (Burkina-Faso)

Semaine internationale de la critique
- Grand prix:
Moi, toi et tous les autres de Miranda July (Etats-Unis)
- Prix SACD - scénariste:
Ushida Kenji (Japon) pour Unmei janai hito/A Stranger of Mine et Karin Albou (France) pour La petite Jérusalem
- Prix ACID (Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion):
Mang zong (Grain in Ear) de Zhang Lu (Chine/Corée)
- Grand Prix Canal + du Meilleur court métrage:
Jona/Tomberry de Rosto (Pays-Bas)

Quinzaine des réalisateurs
- Carrosse d'or : Sembene Ousmane
- 3ème Label Europa Cinéma : La Moustache de Emmanuel Carrère (France)
- Prix Art & Essai CICAE : Sisters In Law de Kim Longinotto et Florence Ayisi (Royaume Uni)
- 3ème Prix Regards Jeunes : Alice de Marco Martins
- Mention spéciale des Cinémas de Recherche : Odette de João Pedro Rodrigues (Portugal)
- Prix SACD du court métrage : Du soleil en hiver de Samuel Collardey
- Prix Gras Savoye : À bras le corps de Katell Quillévéré (France)

Prix de la Fédération internationale des critiques de film (FIPRESCI)
Caché de Michael Haneke (France) pour la compétition officielle
Sangre d'Amat Escalante (Mexique) dans la section Un certain regard
Crying Fist de Ryoo Seung-wan (Corée du Sud) dans la section de la Quinzaine des réalisateurs

Prix de l'Education nationale
Cinéma, aspirines et vautours de Marcelo Gomes (Brésil)

Prix du jury œcuménique
Caché de Michael Haneke (France)
Mention spéciale: Delwende (Lève-toi et marche) de Pierre Yameogo (Burkina Faso)

Prix de la Jeunesse
Cidade Baixa (Bahia, ville basse) de Sergio Machado (Brésil)

Prix de la Cinéfondation
"Buy it now" d'Antonio Campos (Etats-Unis) ; 2e prix: "Vdvoyom" (A deux) de Nikolay Khomeriki (Fémis, France) et "Bikur holim" (Visiting Hours) de Maya Dreifuss (Université de Tel Aviv, Israël), ex aequo ; 3e prix: "La plaine" de Roland Edzard (Le Fresnoy, France) et "Be quiet" de Sameh Zoabi (Columbia University, Etats-Unis), ex aequo

Prix France Culture
Avanim de Raphaël Nadjari dans la catégorie des cinéastes français et "Damnation" de Béla Tarr (Hongrie) pour la catégorie étranger (prix remis à l'occasion du Festival de Cannes, mais récompensant deux nouveaux films sortis dans l'année en France)

Trophée du Festival
George Lucas
Morgan Freeman

Palme d’or pour l’ensemble de son œuvre:
Catherine Deneuve

Légion d’honneur
Sharon Stone ; Gilles Jacob ; Daniel Auteuil ; Francis Girod






(c) ECRAN NOIR 1996-2026