

 |
Choix du public : 
Nombre de votes : 21
 

 

 

 

 

 
|

|
 |
 |

En ville

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
France / sortie le 27.07.2011


EN VRILLE
«- C’est la première fois que je vois gants dans la boîte à gants».
L’ennui aurait pu être évité malgré cette histoire terriblement convenue. Il y a un parti pris artistique intéressant, une photographie qui ne laisse pas indifférent. Des paysages industriels en friche, un urbanisme omniprésent, de l’ancien moderne.
Mais, hélas, le film part en vrille. Cette peinture d’une jeunesse sans désir et d’un artiste en panne d’inspiration rend le film apathique. Il ne survient rien, juste l’ennui qui s’en découle et le cliché, désespérant, du mec un peu friqué qui se tape une jeune provinciale. Une égoïste et un blasé.
Le film en devient glauque, en plus d’être indécis et même sans réelle colonne vertébrale. Il a beau essayer d’en mettre plein la vue avec ses beaux cadres, de nous enivrer avec ses dialogues littéraires, ça philosophe, ça théorise mais ça n’émoustille pas, ça ne stimule rien. C’est d’ailleurs clairement dit : « - Qu’est ce que vous recherchez ? - Une forme d’ennui ». Allez faire aimer un film avec une telle tirade. L’ennui qui passe, qu’on subit, qu’on cherche pour créer, ça ne fait pas un film. Il y a bien quelques scènes qui surgissent comme des miracles (la présence de Valérie Donzelli, la séquence de préparation des coquillages, la mère du photographe, les délires du meilleur ami)… mais voir une jeune femme (pourtant grâcieuse Lola Creton) qui se cherche méritait un autre traitement que cette errance désordonnée. Histoire d’amours ratés, il ne glorifie personne, soulignant sans le vouloir un mépris pour les hommes, paumés, et pour les jeunes, perdus.
L’absence d’ambition narrative et de générosité cinématographique étouffent l’ensemble dans une œuvre à l’encéphalogramme plat, qui tourne en rond dans une ville à l’horizon limité. Comme le film.
vincy

 

 
|
 |
|