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Production : True Crime Channel
Réalisation : Greg McLean
Scénario : Greg McLean
Montage : Jason Ballantine
Photo : Will Gibson
Décors : Robert Webb
Distribution : TFM Distribution
Son : Des Keneally, Pete Best
Musique : François Tétaz
Effets spéciaux : Connelly Make-up FX Team
Costumes: Nicola Dunn
Maquillage : Jen Lamphee
Durée : 95 mn

 

John Jarratt : Mick Taylor
Nathan Phillips : Ben Mitchell
Kestie Morassi : Kristie Earl
Cassandra Magrath : Liz Hunter

 

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Wolf Creek

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
Australie / sortie le 09.08.06

Genèse




« Wolf Creek existe dans ma tête depuis environ six ans » explique Greg Mc Lean, producteur, scénariste et réalisateur de Wolf Creek, « il y avait au départ la notion d’un personnage terrifiant, solitaire, vivant dans le désert australien. Un personnage qui est tout le contraire des clichés du bushman australien classique, véhiculé par des films comme Crocodile Dundee. Qu’adviendrait-il si nous imaginions un personnage illustrant les aspects les plus sombres, les plus sinistres et les plus monstrueux de cet archétype australien. Si nous imaginions un Boogeyman typiquement australien. Au fur et à mesure que le scénario se construisait, plusieurs "vrais Boogeymen" australiens sont réapparus. Ivan Milat (le tueur de campeurs), Bradley Murdoch (responsable du massacre de Peter Falconio) et le tueurs en série de Snowtown ont abasourdi les Australiens et terrifié les observateurs étrangers. Ils ont commis des crimes caractérisés par une violence jamais égalée, une brutalité et un sang-froid hors du commun. L‘Australie, autrefois la plage favorite du monde entier, devint un endroit où des hommes solitaires, désaxés, et obsédés par le meurtre arpentaient des autoroutes désertées, à la recherche de touristes vulnérables et loin de chez eux. Mick Taylor est le bâtard de tous ces hommes et de leurs crimes affreux. »

Inspiration
« Le style général du film m’a été fortement inspiré par l’intrusion du Dogme dans le cinéma européen. J’ai sincèrement admiré le cinéma original et audacieux de Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. Leurs idées servirent à prouver que filmer de cette façon recentre un film sur ses éléments essentiels et repose la question suivante : de quoi avez-vous besoin pour faire un bon film ? Leur réponse était : une grande idée, d’excellents acteurs et une caméra numérique. J’ai d’ailleurs tourné Wolf Creek avec une caméra haute-définition et des objectifs adéquats. J’ai mis en application d’autres éléments du Dogme, économie de moyens, importance du script et du jeu des comédiens. » Dès le départ, Greg précisa à la directrice de casting Angela Heesom que solliciter des acteurs consacrés pour Wolf Creek n’était pas à l’ordre du jour. « J’ai également ajouté mes éléments préférés du film d’horreur classique : un récit à l’épine dorsale solide, peu de personnages, un lieu isolé et un monstre unique et inoubliable. Mon film explore le côté banal de la violence puisqu’il est par certains côtés la plongée d’un voyeur dans le monde du mal à l’état pur. L’Australie est un pays magique avec des aspects étonnants et pourtant terrifiants, et je voulais vraiment mettre un visage sur la peur innommable de ce qui rôde là-bas, sur ces grandes autoroutes solitaires. »

Direction artistique
« J’ai toujours voulu que le style graphique de Wolf Creek soit ultra réaliste et semi-documentaire, en recréant, presque image par image, les dessous d’une véritable affaire criminelle. La raison qui m’a poussé à aller dans ce sens est que lorsqu’il y a un élément de "vérité" associé à un film d’horreur, les spectateurs deviennent plus facilement complices. Des faits basés sur la réalité permettent au public de croire en ce qu’il voit et ainsi de le rendre plus réactif. »

Le film a fait le tour du monde en se présentant à différents festivals, dont la France avec le festival fantastique de Gérardmer et le festival de Cannes. Sorti depuis le 25 décembre 2005 aux USA, le film a rapporté 24 millions de $ sur le marché mondial, dont 16 millions pour les Etats-Unis. Le budget est estimé à 1 million de $. Belle réussite pour ce film d’horreur non "remakisé".

<i>ninteen</i>



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