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Wolf Creek

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
Australie / sortie le 09.08.06


DANS L’ESPACE, PERSONNE NE VOUS ENTEND CRIER
« - Qu’est ce que vous faites maintenant ?
- Je pourrais bien te le dire. Mais après il faudrait que je te tue. »
En tant que film d’horreur moderne, il est étonnant de constater que Wolf Creek ne cède pas à la facilité de l’action à tout prix et du déluge d’hémoglobine. Au contraire, le film prend son temps pour nous offrir une scène d’exposition calme et étudiée, laissant ainsi le temps au spectateur de faire connaissance avec les personnages et de s’imprégner de leur caractère. Toute cette fraîcheur vise à détourner notre attention pour nous plonger plus profondément dans l’horreur de la seconde partie. L’enchaînement de certaines scènes se fait au profit d’une imperfection collant ingénieusement avec cette saleté propre au film d’horreur. En moins de temps qu’il n’en faut pour le remarquer, le monde bascule : tout est sans dessus dessous. Les personnages deviennent les proies d’une horreur psychologique utile à maintenir à la fois notre tension et notre attention. Dans la continuité d’un Massacre à la tronçonneuse, cette torture psychologique est accompagné d’une violence physique très premier degré. Le film prend alors des airs de "survival", à l’image de la mise en scène qui se focalise sur les paysages australiens, où l’homme est ramené à sa condition première, perdu et tellement insignifiant au milieu de ces immensités désertiques. A la fois dur et brutal, Wolf Creek se place comme l’une des bonnes surprises horrifiques de l’année.
<i>ninteen</i>

 

 
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