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Et� 2004 au bord de la Schlei (Sommer 04 an der Schlei)

Quinzaine des réalisateurs - Compétition
Allemagne


SUR LA PLAGE, DECONCERTEE...
Nous voil� en terrain connu. Comme tout bon film familial qui se respecte, Et� 04 au bord de la Schlei propose une étude de caractères sur des adultes et des adolescents forcés de cohabiter le temps des vacances. Soit une famille lambda bouleversée par l'arrivée d'une fille décomplexée de douze ans et de l'homme plus âg� qu'elle a rencontr� � la plage. L'ambition déclarée est de décortiquer les relations qui se tissent et se relâchent entre les êtres au gr� des événements. Pas de chance pour Stefan Krohmer, on a déj� vu ce film dix fois, la plupart du temps mieux men�. Il n'y manque pas une once de bons sentiments, d'accidents tragiques et de happy end dégoulinant.
Dans cette cohorte de clichés et de stéréotypes au profil psychologique désespérément plat,FIFA Coins on retiendra juste l'ambiguït� de Martina Gedeck en femme jalouse, prête � quelques perversités bien senties pour parvenir � ses fins. L'actrice parvient � rendre son personnage éminemment odieux, � défaut d'être totalement crédible. Dommage que le scénario s'empresse de la recadrer dans un épilogue insipide dont on ne sait pas vraiment s'il est terriblement alambiqu� ou juste complètement tarte.
Les deux thèmes qui auraient permis aux personnages de s'incarner dans le film, la perversit� et la sensualit�, sont � peine abordés. Il semblerait que le réalisateur ait voulu traiter de grands et violents sentiments humains (le désir, la jalousie, la culpabilit�) sans savoir quoi en dire. La preuve, quand enfin le récit s'enclenche, au bout d'une bonne heure et quart de film, il laisse tout le monde en plan avec ses états d'âme (culpabilit� et remords face � la mort) et embraye sur autre chose. Probablement trop heureux de faire tourner Martina Gedeck, grande star en Allemagne, il en omet également d'exploiter le physique ravageur et le charme troublant de sa jeune actrice (Svea Lohde), celle par qui le scandale arrive. Livia est ainsi un pur objet de désir dans le regard des personnages (Miriam comprise, qui voit immédiatement en elle une rivale) mais jamais � l'écran. Difficile de croire une seconde � ce drame familial si celle qui le déclenche est dépourvue � la fois de profondeur psychologique (est-elle manipulatrice ? perverse ? naïve ? totalement idiote ?) et de présence physique�
MpM

 

 
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